Les sept maris d’Evelyn Hugo, Taylor Jenkins Reid
C’est à vous, et à vous seule que s’adresse cette confession... À l’aube de ses quatre-vingts ans, Evelyn Hugo, légende du cinéma, est enfin prête à dire la vérité sur sa vie aussi glamour que scandaleuse. Mais quand cette actrice, vieillissante et s…


C’est à vous, et à vous seule que s’adresse cette confession...
À l’aube de ses quatre-vingts ans, Evelyn Hugo, légende du cinéma, est enfin prête à dire la vérité sur sa vie aussi glamour que scandaleuse. Mais quand cette actrice, vieillissante et solitaire, décrète qu’elle fera ces révélations à Monique Grant, journaliste pour un obscur magazine, personne ne comprend son choix. La journaliste décide de saisir cette occasion pour lancer sa carrière. Elle écoute avec fascination l’histoire de cette actrice mariée sept fois. Une histoire d’ambition, d’amitié et d’amour défendu. À mesure qu’elle recueille les confidences d’Evelyn, la journaliste comprend que leurs destins sont étroitement liés…
POURQUOI ON NE M’A PAS DIT QUE C’ÉTAIT AUSSI BIEN ???
Alors, oui, on m’a dit que c’était génial, on m’a dit de le lire, mais on ne m’a pas dit POURQUOI.
On ne m’a pas vendu Evelyn comme une femme profondément humaine, pleine de contradictions et d’ambiguïté. On ne m’a pas vendu Evelyn comme une femme ambitieuse, qui n’hésite pas se salir les mains pour obtenir ce qu’elle veut. On ne m’a pas vendu Evelyn comme bisexuelle ?! Une bisexuelle qui se découvre, qui s’apprend à se connaître et à s’aimer tout en apprenant à aimer et à se laisser aimer.
On ne m’a pas vendu les autres personnages comme exceptionnellement complexes et profonds, avec une Célia qu’on aime, mais qu’on trouve sacrément agaçante parfois, à être aussi mesquine et blessante quand elle est pleine d’insécurité ; avec des maris aux caractères hétéroclites, jamais vraiment tout à fait correct et certainement pas fait pour Evelyn ; avec des collègues que l'on évite de qualifier d'amies pour ne pas se retrouver avec un couteau planté dans le dos ; avec un Harry Cameron à qui on a envie de prendre dans ses bras et de lui dire que tout va bien, mais qui n’oserait pas venir vous voir si cela peut compromettre sa situation ; avec une Monique Grant qui s'est insinuée dans mon cœur dès les premières pages par sa douceur et un je ne sais quoi qui fait que je me suis identifiée à ce personnage.
On ne m’a pas vendu les coulisses du cinéma, à la fois mirobolants et sombres, cette ambiance hollywoodienne qui fait rêver, mais que personne, au fond, n’a envie de vivre parce que le prix à payer est trop grand.
On ne m’a pas vendu l’addiction produite par la narration, le talent de l’autrice à jouer avec son lectorat, en lui refusant tout juste ce qu’il faut d’information pour le captiver, mais en lui donnant la bonne dose pour ne pas le frustrer.
Si on m’avait vendu ce livre comme cela, je m’y serais plongée dans la minute. Mais si on me l’avait vendu comme cela, est ce que cette divine sensation de surprise, d’émerveillement qui m’a transporté durant toute ma lecture aurait-elle opéré ? Je ne sais pas, et j’avoue être heureuse de ne pas avoir la réponse.
PS : Je me permets de nuancer mon propos, à savoir que si on ne m'a pas dit pourquoi c'était si bien, c'est aussi peut-être parce que je n'ai jamais pris la peine de lire le synopsis en entier, ni les chroniques des personnes qui en parlaient. Je me suis totalement gardée la surprise et je suis restée sur mes propres idées que je m'étais fait du simple titre et des on-dit rapides. Sachez que pour une fois, je suis bien contente de l'avoir fait et de m'être totalement plantée !