Only Murders in the Building - Steve Martin & John Hoffman
Résumé plateforme : Only Murders In The Bulding suit trois inconnus qui partagent une passion pour les faits divers et qui se retrouvent soudainement mêlés à l'une de es aventures, alors qu'ils enquêtent sur la mort mystérieuse d'un voisin dans leur…


Résumé plateforme :
Only Murders In The Bulding suit trois inconnus qui partagent une passion pour les faits divers et qui se retrouvent soudainement mêlés à l'une de es aventures, alors qu'ils enquêtent sur la mort mystérieuse d'un voisin dans leur immeuble de New York.
Vous connaissez cette sensation de vouloir regarder un truc un soir, mais en même temps, vous voulez que le truc en question ressemble à votre dernière obsession du moment ? Et puis bon, il commence à se faire tard, donc il faudrait pas que ça soit trop long, et vous en êtes ainsi réduit(e) à regarder votre ordinateur d’un œil vide en espérant que soudainement la solution, LE truc que vous cherchiez apparaisse comme par magie ?
Ouais, bah ça n’apparaît jamais comme par magie, sauf si vous demandez conseil à une copine, avec comme consigne “Un truc comme My dear fucking prince” et qu’elle vous dit “oh, faut que tu regarde Only Murders in the Bulding”. Je ne sais pas quel lien s’est fait à ce moment-là dans sa tête parce que c’est pas un film, c’est une série, c’est pas une romance, c’est une enquête sur un meurtre, mais vous savez quoi ? C’était le truc que je cherchais !
Si le pitch de la série est assez simple, puisque ce sont des habitants d’un immeuble qui décident de résoudre le meurtre (non, c’est le suicide explique l’inspectrice) qui a ébranlé leur voisinage, tout repose sur le côté loufoque de l’enquête et des personnages. Tout le monde cache quelque chose, et finalement j’ai passé les premiers épisodes à me laisser porter concernant l’enquête principale tout en réfléchissant à fond pour essayer de savoir ce que chacun dissimulait, comment est-ce que ça allait leur péter à la figure, etc.
J’ai beaucoup aimé le format un peu hybride de cette série : si on suit les personnages dans leur enquête, la série est construite comme une sorte de behind the stage de leur podcast, “Only Murders in the Building” : ils refont les prises, ils se prennent le bec et ne sont pas d’accord entre eux, ils font fausse route, ils se mettent dans des situations pas possible pour trouver des indices, etc. Par ailleurs, la bande son, absolument incroyable, est souvent intégrée dans les scènes : c’est un personnage qui va jouer de l’accordéon, ou qui écoute de la musique, etc., et c’est vraiment un petit détail cinématographique que j’a-do-re.
Si le sujet est sérieux, puisqu’on parle tout de même d’un meurtre, l’enquête elle est complètement délirante, les plots twists sont abracadabrantesques (ET SI C’ETAIT LE CHAT LE MEURTRIER ?), ce qui en fait une série très comique. Ce côté ironique est bien dosé, et j’ai vraiment beaucoup apprécié la mise en lumière du personnage de Tim Kono, le jeune homme décédé : personne ne l’appréciait, et cela est tourné en ridicule ; pourtant il n’en restait pas moins un véritable être humain, et c’est ce qu’on retient à la conclusion de l’épisode qui lui est consacré (bah oui, il fallait que les auditeurices s’attachent à lui, et c’était pas une mince affaire alors même que c’était gagné dès le début me concernant).
Ce qui est intéressant, à mon sens, c’est qu’on découvre le passé de la victime au fur et à mesure de la série, et qu’il en devient ainsi un personnage à part entière, et non plus seulement le faire valoir, l’élément indispensable mais terriblement oublié de l’enquête.
C’est un des points forts de cette série : ce sont les personnages qui sont d’abord mis en avant, et c’est pour eux qu’on continue de la regarder. Ils sont tous pathétiques à leur manière : Olivier est un monteur en scène aux rêves de grandeurs toujours brisés ; Mabel est une jeune fille solitaire, incapable de se lier d’amitié avec qui que ce soit, nostalgique de son adolescence révolue ; Charles-Haden est enfermé dans une routine qui le rend toujours plus misérable, et dont il ne sait s’échapper. Par un pas si heureux hasard (quelqu’un est mort tout de même) ils se rencontrent, et vont mine de rien s’aider les uns les autres à sortir de leur carapace, de leur torpeur, et à remonter la pente. Leur dynamique est vraiment très chouette et rafraîchissante, et j’ai beaucoup aimé voir des personnages à la retraite se lier d’amitié avec une jeune adulte !
Les personnages secondaires ne sont pas en reste : j’ai adoré, même si on ne la voit pas beaucoup, la policière un peu bourrue, qui franchement n’est pas assez payée pour supporter les trois zozios qui tentent de faire son job à sa place. En quelques scènes, elle a pris une profondeur incroyable et est vite devenue l’un de mes personnages préférés !
Bien qu’il s’agisse d’une parodie de série criminelle, les personnages sont phénoménaux, l’enquête est très plaisante, pleine de rebondissements, et l’épisode “rencontre de fans” m’a beaucoup plu ! Bref, si vous voulez une petite série pas piquée des hannetons qui ne se prend pas la tête, c’est celle-ci qu’il vous faut ! Et puis, il y a de l’accordéon en bande son.